Minimiser les pertes de temps par la simulation

Auteur

Par Vincent Béchard, M.Sc.A., ami de la section 404

Introduction

Comment évaluez-vous la qualité et faisabilité de la planification de la production?  Les opérations se déroulent toujours telles que planifiées?  Il n’y a aucune perte de temps non anticipée?  Si ce n’est pas toujours le cas, alors la simulation des opérations est un outil à utiliser durant la planification de la production.  Cela permet d’ordonnancer les activités de manière à réduire au minimum les pertes de temps et autres attentes improductives, tout en allouant suffisamment de temps pour amortir la variation des procédés.

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Prochaine activité de AliterConcept le 7 juin 2019

La gestion de la qualité passe par la qualité de la gestion !

Les normes ISO ainsi que les BPF impliquent maintenant de façon beaucoup plus significative la direction. La gestion de la qualité passe aussi par une équipe d’AQ/CQ solide. Des gens bien formés et reconnus comme tels afin que leur crédibilité auprès de la direction permette d’influencer les choix qui sont faits !

Nos systèmes de qualité seront aussi solides que les gens qui les composent, c’est-à-dire vous. Comme piliers de la qualité, vous devez supporter l’organisme et sa direction dans cette quête de la qualité.
Supporter, mais pas tout faire!
D’où l’importance d’un système d’auto-inspection qui indiquera les écarts et les aires d’amélioration.
Un système reconnu par la gestion…

Un système basé sur des auditeurs qualifiés et crédibles aux yeux du comité de gestion.

La rencontre du Collectif de Réflexion en Amélioration de la Qualité du 7 juin vise justement ce sujet : la formation et la certification des auditeurs.
Nos conférenciers invités sont membres et formateurs de l’ASQ. Ils sont certifiés entant qu’auditeurs.

Si la formation de vos auditeurs vous préoccupe…
Si la crédibilité de vos auditeurs est mise en doute par le comité de gestion…
Si vous ressentez le besoin de comparer vos meilleures pratiques d’audit
Si vous voulez partager avec des passionnés de la qualité…

3 options
1- Vous êtes déjà membre ? Génial!
Sélectionnez votre menu pour la rencontre du 7 juin

2-Vous n’êtes pas membres? Pas de problème ! Joignez les rangs du CRAQQ
Site Web du CRAQQ, le Collectif de Réflexion en Amélioration de la Qualité 

3- Le forfait saute pour les gens qui viennent pour la première fois au CRAQQ

Seulement 299$ au lieu des 529$ habituels

Incluant le déjeuner continental et le lunch ( sanglier ou volaille)

François Lavallée, M.Sc.
À votre service depuis 2005 pour revitaliser votre organisation

Biologiste organisationnel : expert en interventions humaines qui résout les situations problématiques dont vous n’aviez pas connaissance et vous propose des solutions qui n’existaient pas avant qu’on en parle! (Voir aussi magicien  ou sorcier)

flavallee@aliterconcept.com
514-993-7123
@aliterconcept sur Twitter
CTDP  ,Partenaire certifié Coaching Ourselves, Formateur Certifié SDI, Partenaire Certifié Atman

Prendre note : Je prends mes courriels à 7:30, 10:30 13:30 et 16:00

Prochaines activités

Êtes-vous un déviant positif?le plus récent billet du blogue 

Prochain 5-7 sur la complexité
23 mai
Au Cadre 21, coin Papineau et Henri-Bourassa.
http://www.aliterconcept.com/5-7-sur-la-complexite/

 

Les Collectifs de Reflexion !
1 mai : Le CRIM, Collectif de Réflexion en Innovation Manageriale 
31 mai , Le CRAM , Collectif de Réflexion en Agilité Manageuriale
7 juin ,le CRAQ, Collectif de Réflexion en Amélioration de la Qualité 
19 juin,le CROI, Collectif de Réflexion sur l’Organisation Intelligente 

Mesurer le rendement d’un processus

Par Rosaire Ratelle, membre sénior et CQE de l’ASQ

Question simple mais qui demande réflexion. Nous regardons ici le lien entre le rendement d’un procédé et le nombre de défauts par unité. Le texte, ci-après tiré d’un article publié, en 2011 a fait l’objet d’une révision.

Prenons le cas d’un procédé qui produit 100 pièces dans un quart de travail. Toutefois, un certain nombre de ces pièces ont des défauts tels que présentés dans le tableau suivant :

Nombre de défauts Total
Défauts 0 1 2 3 4 5 6
Unités 62 30 7 1 0 0 0 100

Le nombre total de défauts = 30*1 + 7*2 + 1*3 = 47 défauts

Première conclusion :

Pourcentages des unités qui n’ont pas de défauts : 62 %
Nombre total de défauts : 47
Défauts observés par unité (DPU) : 0,47

Nous pouvons exprimer le rendement du procédé comme étant de 62 %.

S’il y a 6 opportunités pour déclarer un défectueux, nous obtenons un autre indice soit : le DPO qui est calculé ainsi : DPO = DPU/ O nous obtenons alors :

DPO = 0,47/6 = 0,078333.

Il arrive d’utiliser le rapport en million. Nous avons alors le DPMO

DPMO = DPO * 1 000 000 = 78 333

Le DPMO est mentionné dans la formation Six Sigma. Toutefois je préfère utiliser le nombre de défauts par unité (DPU). Les calculs se font avec le DPU. Pour beaucoup, il n’est pas facile de saisir le sens du DPMO

Relation entre rendement et DPU

Il y a une relation entre le rendement et le nombre de défauts par unité. La distribution de Poisson est utilisée pour modéliser les défauts par unité. La formule mathématique est la suivante :

 

 

Où X est un entier représentant le nombre de défauts. Donc la probabilité d’aucun défaut est donnée par : P(0) = e-DPU 

Puisque nous avons DPU égal à 0,47, le rendement sera : P(0) = e-0,47  =  0.625 soit 62 %.

À l’inverse, si nous avons le rendement d’un procédé et nous avons ici 0,625, nous pouvons déterminer le DPU (nombre de défauts par unité) par :

DPU = – ln 0,625 ce qui nous donne : 0,47.

Note : ln est l’abréviation pour le logarithme naturel

Conclusion

Comme on peut le constater, connaître le lien entre le rendement et le nombre de défauts par unité, nous permet de passer facilement de l’un à l’autre.

Références

Mesure du rendement d’un processus, Rosaire Ratelle, Bulletin de la Section 0404 de l’ASQ, (Mars 2011)

Auteur

Par Rosaire Ratelle, membre sénior et CQE de l’ASQ

Plus de 40 ans d’expérience en qualité dont plusieurs années en implantation de système de management de la qualité selon la norme ISO 9001 et en amélioration continue selon les outils du 6 SIGMA

Un des membres fondateurs de l’Association Québécoise de la Qualité (AQQ) et a été évaluateur aux Grands Prix Québécois de la Qualité.

Président de Rosaire Ratelle Qualité Conseil.

La Qualité d’un emploi

Par Rosaire Ratelle avec la collaboration de Marcel Charbonneau

Introduction

Emploi de qualité ou qualité d’un emploi ?

Dans notre dernier article, nous avons touché un sujet complexe : “La Qualité de vie”. Nous voulons maintenant mieux comprendre ce qui caractérise un Emploi de Qualité qui est une composante de la Qualité de la vie.

Pour cerner ce qui caractérise un emploi de qualité, demandons-nous et à nos connaissances leurs définitions d’un emploi de qualité.

La suite logique : pouvons-nous l’améliorer ? Car travailler de nombreuses années dans un climat ou un contexte de travail qui nous use physiquement ou psychologiquement va nuire à notre santé.

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Valoriser la norme ISO 26000, Lignes directrices relatives à la responsabilité sociétale

Par Rosaire Ratelle

Membre sénior et CQE de l’ASQ

Introduction

Ayons un optimiste éclairé et regardons si nous pouvons susciter un plus grand intérêt envers la norme ISO 26000, Lignes directrices relatives à la responsabilité sociétale. Ce texte est la suite de ma réflexion sur la responsabilité des entreprises.

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Mesurer quoi et pourquoi? Pour mieux voir et comprendre

Auteur(s): Rosaire Ratelle avec la collaboration de Marcel Charbonneau

INTRODUCTION

Les mesures nous affectent, nous devons les comprendre et les maîtriser

Mesurer quoi et pourquoi? Pour mieux voir et comprendre

Avec les mesures : il y a de très bonnes choses mais aussi de moins bonnes. Voyons quelques exemples choisis à cause de notre sensibilité à leur égard :

  • Le temps qu’un médecin passe avec un patient,
  • Le temps qu’un préposé passe avec un malade soit pour le faire manger ou lui faire sa toilette dans un CHSLD
  • Le taux d’achalandage et d’attente aux urgences
  • Le temps du service d’entretien des équipements utilisés dans les hôpitaux
  • La cote des écoles secondaires et des CEGEP
  • Le taux de réussite au secondaire, au CEGEP et à l’université
  • Le nombre d’élève qui a 58 % ou 59 % et à qui on donne la note de passage.

Que voulons-nous savoir et pourquoi?

  • Le médecin dont les patients sont des ainés et au prise avec de multiples problèmes et s’il décidait de les rencontrer à leur résidence, perd-il son temps ?
  • Mesurer et couper le budget d’entretien dans les hôpitaux au point que l’appareil pour mesurer la pression artérielle ne pouvait être utilisé car le velcro si usé ne pouvait pas rester en place
  • Des cotes pour être accepté au CEGEP et maintenant avec des taux de 30% d’abandon ou d’échec; de même pour les universités.
  • Les proportions d’étudiants qui réussissent les examens du ministère; incluant les élèves ayant une note inférieure à la note de passage de 60%
  • Le choix de l’échelle de l’ordonnée pour les graphiques, qui peuvent amplifier ou faire paraitre moindre les tendances. Selon l’échelle on peut créer une distorsion visuelle dans l’interprétation des résultats.

Tous des sujets sensibles et à débattre en temps d’élection ou en famille; mais n’est pas là le sujet.

Nous nous adressons à la mesure, la comprendre, la colliger et l’analyser que ce soit par le qualiticien ou par le personnel impliqué dans un processus d’amélioration continue.

OUI il faut mesurer. C’est important voire essentiel si on veut s’améliorer. Mais la communication est importante. Quel est le but visé derrière la mesure ? Dans quel contexte la mesure s’applique-t-elle ? Étant la personne visée par la mesure, suis-je capable d’agir pour influencer le résultat ?

C’est pourtant si évident. Je ne parle pas de statistiques complexes mais simplement de moyenne et de variation dont on observe l’évolution dans le temps.

Nous devons développer, au minimum des connaissances de base dans la mesure et les statistiques pour contrer les indicateurs de performance qui ont des effets négatifs sur l’organisation ou des employés. Pour le qualiticien, nous préférons dire qu’il nous faut des connaissances solides.

Qu’arrive-t-il lorsque le système de mesure n’est pas adéquat ? On joue avec les chiffres et ils disent que l’on fait dire ce que l’on veut avec les statistiques.

Pourquoi pas ne pas contester la mesure elle-même. Voyons le choix de quelques indicateurs.

  • Ne vaudrait-il pas mieux suivre les ventes obtenues grâce au site internet plutôt que l’achalandage mesuré sur le site
  • Suivre le ratio du coût de la non qualité par rapport au chiffre d’affaire plutôt que le coût de la garantie sans égard au volume d’affaire
  • Le succès de l’organisation repose, pour une bonne part, sur le degré de satisfaction de ses clients. Qu’avons-nous pour la mesurer et en suivre l’évolution ?

Serons-nous accusés de rébellion, de négativisme ou encore de résistance aux changements en démontrant une énergie à combattre de mauvais indicateurs ? La résistance au changement est généralement la réaction des gestionnaires à toute question qu’on leur fait concernant la mesure.

En étant solide dans la mesure et l’analyse avec les techniques statistiques, nous pourrons contribuer à assainir le climat. Car nous pourrons mieux expliquer, trouver les mots, les arguments et éviter ainsi les incohérences

CONCLUSION

Nous pourrons présenter des mesures qui vont mieux répondre aux objectifs de l’organisation. Étant partie prenante dans l’atteinte des objectifs, nous serons d’autant plus motivés

Références documentaires

‘’Le moyen d’appréciation est l’œil : D’énormes bâtiments au-dessus desquels s’élevaient les douze cylindres de ciment armé accolés deux à deux, hauts de vingt mètres, d’un silo à blé particulier. J’ai mesuré du regard les champs immenses et puis cette fausse cathédrale (Giono, Poids du ciel, 1938, p.288)’’

Biographies des auteurs

Par Rosaire Ratelle, membre sénior, CQE de l’ASQ

Président de Rosaire Ratelle Qualité Conseil.

Plus de 40 ans d’expérience en qualité dont plusieurs années en implantation de système de management de la qualité selon la norme ISO 9001 et en amélioration continue selon les outils du 6 SIGMA. Un des membres fondateurs de l’Association Québécoise de la Qualité (AQQ) et a été évaluateur aux Grands Prix Québécois de la Qualité.

Avec la collaboration de Marcel Charbonneau, T.P., CQA et membre sénior de l’ASQ

40 ans dans le domaine de la qualité dans l’industrie manufacturière avec les normes DND, MIL, OTAN, Z299 et ISO et Chef auditeur des SMQ ISO 9001 chez QMI du groupe CSA

Un des membres fondateurs de l’Association Québécoise de la Qualité (AQQ), Chef évaluateur aux Grands Prix Québécois de la Qualité.