Accès aux produits québécois et aliments de qualité

 

Au cours des dernières semaines des événements, touchant le secteur alimentaire, m’ont interpelé. D’abord ce fut l’accès aux produits du Québec puis l’aspect nutritionnel des aliments.

Comme consommateur je me fais un devoir d’acheter québécois à une épicerie qui a aussi une entité québécoise. Mais j’ai eu dernièrement de la difficulté à obtenir des produits du Québec. J’ai demandé du porc du Québec car dans l’étalage, aucun emballage ne portait l’identification “Aliment du Québec”. J’ai d’abord demandé au commis qui m’a référé au boucher. Sa réponse : “il n’y a pas de porc du Québec.” À qui dois-je demander pour obtenir du porc du Québec ? Puis-je demander au patron ? Et j’ai demandé à parler au directeur de l’établissement. La seule réponse étant une demande trop forte, c’était une réponse insatisfaisante. Je considère que l’on ne me donnait pas la bonne information. En plus, le porc qui était dans les étalages provient des États-Unis. Le directeur ajoute que le porc québécois est exporté en Chine et qu’il en manque ici.

Ici dans Lanaudière, nous sommes reconnus comme une région productrice de porc et nous avons même un abattoir. J’ai insisté auprès du directeur pour qu’il transmette ma demande d’améliorer cette situation à la haute direction. Il m’a fait comprendre que lui-même n’avait pas d’impact et qu’un client se devait de faire une plainte. J’ai obtenu le numéro de téléphone du Service à la Clientèle de la chaîne. Là aussi leur réponse faisait état de logistique, de demande, etc. Pour moi, ce n’est qu’une question de planification et d’organisation. Se peut-il que les intérêts économiques priment sur tout à un point que l’on dévalorise ou défavorise nos producteurs. Car un peuple qui ne peut se nourrir sainement ne peut pas être indépendant.

Coïncidence, dans la même semaine, j’ai visionné un vidéo européen montrant des failles dans le système alimentaire. On y fait la démonstration qu’un sirop de sucre a été ajouté à du miel, que des muffins contenaient des fibres synthétiques, que de la mayonnaise contenait de l’amidon pour en nommer quelques-unes.

Surtout que depuis quelques années, on nous dit d’éviter les produits alimentaires transformés qui contiennent trop de graisse, de sel, de sucre etc. Un nouveau guide alimentaire canadien est en cours de rédaction. En nous en présentant les grandes lignes du nouveau guide, on rappelle que la cuisine industrielle est pour ainsi dire néfaste à la santé. Avec un tel constat, pourquoi ne voit-on pas de changements profonds de la part de l’industrie ? Et pas suffisamment du consommateur.

Sans parler de la contamination de la laitue romaine qui a fait encore plus mal. C’est un problème récurrent. J’ai observé à mon épicerie qu’une note était apposée à l’étalage pour préciser que la laitue ne venait pas de tel producteur américain et que l’on pouvait avoir confiance.

Si on ne veut pas de produits transgéniques, du poisson d’élevage tel que le saumon de l’atlantique produit en Inde, que pouvons nous faire ?

Nous apprenons à lire les étiquettes. Encore, sommes-nous certains d’avoir une bonne compréhension ? Ce qui devrait nous interpeller c’est la liste des produits ajoutés. Elle est longue et surtout nous laisse une perception de chimique et d’une teneur en sel et sucre très élevée.

Devrions-nous entrer dans notre épicerie avec des gilets jaunes et faire la démonstration que nous voulons des changements ? Sans faire de la casse bien sûr ! Ou peut-être aussi : ne plus être fidèle ! Soit rechercher un boucher de proximité qui nous assurera la qualité et la traçabilité des produits. Pourquoi pas des petits plaisirs : dans toutes les régions du Québec et dans Lanaudière en particulier, nous retrouvons des artisans dédiés qui produisent les plus belles terrines, saucisses et foie gras, etc. Pour le moment nous les retrouvons dans les marchés de Noël et dans les portes ouvertes sur les fermes. Il y a bien quelques boutiques spécialisées mais cela veut dire un intermédiaire qui veut aussi sa part de profit.

Conclusion

Ma perception est que nous resterons fidèles à nos magasins de proximité si on sent que l’on paie un juste prix pour des produits de qualité d’ici répondant à nos attentes.

J’aimerais partager cette réflexion : “La sécurité alimentaire et l’autosuffisance ne devrait pas être négociable.” Que pouvons-nous faire ?

Faites-moi part de vos commentaires.

Par Rosaire Ratelle, membre sénior et CQE de l’ASQ

Plus de 40 ans d’expérience en qualité dont plusieurs années en implantation de système de management de la qualité selon la norme ISO 9001 et en amélioration continue selon les outils du 6 SIGMA

Un des membres fondateurs de l’Association Québécoise de la Qualité (AQQ) et a été évaluateur aux Grands Prix Québécois de la Qualité.

Président de Rosaire Ratelle Qualité Conseil.

 

 

 

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