La qualité de vie

Par Rosaire Ratelle, membre sénior et CQE de l’ASQ ,  avec la collaboration de Marcel Charbonneau, T.P., CQA et membre sénior de l’ASQ

Notre réflexion a bien évolué tout au long de l’écriture de ce texte parce qu’il nous a été possible de découvrir différentes mesures de Qualité de vie, exemple : les meilleures villes, des sondages qui décrivent qui nous sommes comme francophones québécois et ce qui nous motive. Plusieurs mots viennent nous compliquer notre recherche sur la Qualité de vie : indice de bonheur, bien-être, etc. Parlons nous de la même chose.

Un autre constat est qu’il y a des éléments de notre vie qui est sous notre contrôle et d’autres qui ne le sont pas, à l’instar de ce que nous rencontrons en production et en prestation de service. Nous allons énumérer des aspects ayant un niveau d’influence sur notre perception de la Qualité de vie.

Il nous faudrait avoir un point de vue commun lorsqu’on parle de Qualité de vie. Nous allons , dans ce texte, louvoyer quelque peu pour en cerner le concept. Nous avons aussi réalisé qu’il est si facile d’ouvrir des parenthèses et d’émettre des opinions en se basant sur des perceptions, exemple : nos sentiments envers les politiques gouvernementales et des actions récentes en éducation, en santé et en environnement. Nous avons gardé volontairement certaines affirmations. De plus dans certains cas, exemple la formation, nous exprimerons des suggestions d’amélioration sans avoir établi un moyen de mesure de notre perception.

Nous avons cherché et avons trouvé le palmarès des meilleures villes. Voici comment on les classe . L’Economist Intelligence Unit (EIU) évalue la Qualité de vie en se basant sur différents facteurs, dont la sécurité, la stabilité, les infrastructures, les transports, la qualité de l’environnement, l’offre culturelle, l’accès aux soins de santé et à l’éducation. En 2018, Vienne serait la meilleure ville au monde. Au Canada, selon Money Sense, St-Bruno de Montarville serait le meilleure ville pour élever des enfants. Par contre Oakville serait le meilleur endroit où vivre. Il nous faudrait comprendre les critères et les moyens de mesure. L’EIU donne à Vienne 100 points  pour les facteurs de stabilité et d’infrastructure  alors que Vancouver obtient 95 pour la stabilité et 92.9 pour les infrastructure. De plus, un important volet humain nous semble exclus.   Comme être humain, quand est-il ?

Il y a le point de vue économique. Sans généraliser, mais la tendance est forte, pour les investisseurs ou propriétaires,  la Qualité de vie se définit par le rendement que génèrent les produits et services vendus.

Pour l’employé en général, il reçoit  un salaire. Les déductions sont faites à la source : impôts fédéral, provincial et diverses retenues comme l’assurance chômage, pension assurances etc., afin de financer les divers services fournis par le système social : l’éducation et la santé etc. Peu d’employés ont un système de participation aux bénéfices. Le montant net de la paie, lui servira pour ses besoins de base : manger, avoir un toit. Voir le principe de Maslow, ci-après.

 

Avec le surplus, il doit planifier pour améliorer sa situation et celle de sa famille et ensuite s’il en reste, viennent les petits plaisirs. Est-ce que le bonheur nous vient seulement des petits plaisirs ?

Un des indices de la qualité du système économique est le PIB. Sommes-nous plus heureux avec une augmentation du PIB ? Pas sur ! Les riches deviennent plus riches et les pauvres plus pauvres.  Serge Bouchard anthropologue, dans une sorte de bilan de 2017, disait : “Il faut notamment se débarrasser une fois pour toutes de la croyance en la percolation de la richesse – laissez s’enrichir les riches, ils nous enrichiront – pour transformer le débat social en un laboratoire d’idées nouvelles, d’analyses inédites.” Continue reading “La qualité de vie”